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Ces émotions qui nous bloquent... Pour nous protéger ???



Lors de nos derniers échanges, il est apparu que certaines émotions pouvaient avoir une fonction protectrice. La colère, par exemple, ou encore ces moments où l’on perd ses moyens au point de ne plus pouvoir s’exprimer. Ces réactions, souvent vécues comme gênantes ou inadaptées, soulèvent pourtant une question essentielle : de quoi cherchent-elles réellement à nous protéger ?

Les émotions ont, à l’origine, une fonction vitale. Elles permettent à l’être humain de réagir rapidement face à un danger. La peur incite à fuir ou à se protéger, la colère pousse à se défendre, tandis que la tristesse ou la honte peuvent amener à se retirer pour éviter une souffrance plus grande. Ainsi, elles ne sont pas des faiblesses, mais bien des mécanismes de survie, destinés à préserver notre intégrité physique, psychologique et sociale.

Ce fonctionnement repose en grande partie sur des structures cérébrales anciennes, souvent associées à ce que l’on appelle le cerveau « reptilien ». Ce système, extrêmement rapide, est conçu pour détecter les menaces et déclencher des réponses immédiates. Cependant, il présente une limite importante : il ne distingue pas toujours clairement le passé, le présent et le futur. Il peut donc réagir à une situation actuelle comme si elle représentait un danger réel, même lorsque ce n’est pas le cas.

C’est dans ce décalage que naissent certaines réactions que nous ne comprenons pas toujours. Face à une personne qui nous attaque verbalement, par exemple, notre système peut interpréter cette situation comme une menace. Selon notre histoire personnelle, nos expériences passées ou nos sensibilités, cette perception peut déclencher différentes réponses : la colère, la fuite, ou encore le blocage.

Ce blocage, souvent vécu comme une incapacité frustrante, correspond en réalité à une réaction de sidération. Lorsque la situation est perçue comme trop intense, le système nerveux peut « figer » la réponse : les mots ne viennent plus, la pensée se brouille, et l’on se retrouve comme paralysé. Ce n’est pas un manque de compétence, mais une stratégie de protection visant à éviter une aggravation du conflit.

Dans ces moments-là, il devient difficile d’accéder à un dialogue apaisé. Le cerveau émotionnel prend le dessus, tandis que les fonctions plus réfléchies, liées au langage et à la régulation, sont temporairement mises en retrait. Ainsi, même si l’on souhaiterait répondre calmement, notre organisme ne nous en donne pas immédiatement la capacité.

Comprendre cela permet de changer de regard sur nos réactions. Plutôt que de les juger, il devient possible de les interroger : que cherche cette émotion à protéger en moi ? Est-ce un sentiment d’injustice, une peur du rejet, ou une crainte d’être blessé ?

Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de supprimer ces mécanismes, mais d’apprendre à les reconnaître et à les apprivoiser. En développant une meilleure conscience de nos émotions, nous pouvons progressivement retrouver une marge de manœuvre : celle de ne plus être uniquement guidés par des réactions automatiques, mais de pouvoir choisir, lorsque cela est possible, une réponse plus ajustée et apaisée.

Ainsi, les émotions ne sont pas nos ennemies. Elles sont des alliées précieuses, à condition d’apprendre à les écouter et à comprendre le message qu’elles tentent de nous transmettre.

 
 
 

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