La fluctuance rapide de nos émotions
- Isabelle Zettwoog

- il y a 16 heures
- 2 min de lecture

Pourquoi nos émotions nous traversent-elles avec tant de rapidité, nous faisant passer d’un espace doux et soutenant à une zone plus tendue, plus fragile ?
Peut-être parce que nous ne sommes pas un seul mouvement, mais une constellation intérieure.
Nous sommes faits de multiples parts, de mémoires, de sensibilités, de perceptions fines.
Nos cellules écoutent.
Nos sens captent.
Notre être entier est en dialogue constant avec le monde visible et invisible.
Comme des antennes subtiles, nous recevons des vibrations, des ambiances, des intentions.
Alors parfois, nous nous sentons mouvants, presque girouettes, oscillant au gré des courants énergétiques qui nous traversent.
Et surgit cette question délicate :
Cette émotion est-elle véritablement mienne ?
Ou suis-je en train de ressentir ce qui circule autour de moi ?
La réponse ne se trouve pas toujours à la surface.
Elle demande une descente douce, une écoute souterraine, un espace de silence intérieur.
Peut-être que le véritable enjeu n’est pas d’identifier l’origine, mais de revenir à ce centre en soi qui observe sans se perdre.
Avons-nous la liberté de nous orienter vers l’émotion qui nous nourrit ? De choisir celle qui élève plutôt que celle qui contracte ?
Encore faut-il que le “petit personnage” en nous – celui qui réagit, qui se défend, qui s’agite – accepte de s’incliner devant une conscience plus vaste.
Sommes-nous suffisamment en lien avec cette présence essentielle, ce cœur silencieux, cette part divine qui ne vacille pas ?
Et si tout commençait simplement par cela :
mettre en lumière ce qui se joue en nous,
accueillir sans juger,
et revenir, encore et encore, à notre axe intérieur.
Peut-être que la conscience n’efface pas les vagues… mais elle nous apprend à habiter l’océan.




Commentaires