Les lames de fond émotionnelles
- Isabelle Zettwoog

- 28 août
- 3 min de lecture

Elles ont surgi sans me prévenir… Le propre des émotions, me direz-vous !
Et pourtant, cet été, j’étais dans un lieu calme, où tout semblait propice à l’apaisement, à la tranquillité, loin des contraintes habituelles…
Et voilà qu’elles m’envahissent : énervement, impatience, agacement. Puis, insidieusement, elles se projettent sur l’autre, avec leur lot de jugements.
C’est très déstabilisant.
Je patauge là-dedans… Je m’y noie presque… Rien ne va plus !
Et je vois alors, à ma grande stupéfaction, tous ces anciens mécanismes se réveiller. Les tensions intérieures grandissent, le ressassement commence.
Ouah… impressionnant ! La victime revient au galop…
Comme il est facile de replonger dans des fonctionnements que l’on croyait totalement obsolètes, dépassés, transformés depuis longtemps…
Et comme il pourrait être facile aussi de rester coincée là-dedans.
Alors quelque chose en moi se réveille. Un sursaut. Comme si une partie de moi demandait maintenant, et de façon urgente, à être rejointe, entendue, accueillie.
Très vite, je dois me rendre à l’évidence : soit je suis en train de passer un cap qui m’invite à me responsabiliser davantage, soit c’est l’autre qui, vraiment, dysfonctionne !
Ah… comme il est tentant de choisir la deuxième solution !
Comme il est facile de rendre l’autre responsable, de se focaliser sur lui — en l’occurrence, mon compagnon —, d’observer ce qu’il fait ou ne fait pas… et de rester, à nouveau, coincée là-dedans.
L’observatrice est alors appelée à la rescousse.
Mais encore faut-il se souvenir qu’elle existe…
C’est seulement à partir de là que les choses commencent véritablement à s’apaiser.
J’ai dû m’octroyer du temps. Observer ce qui se passait en moi. Me rassurer. Poser un regard bienveillant sur ce que j’étais en train de vivre, sans chercher à le fuir ni à le condamner.
Et puis rejoindre l’espace du cœur.
Vraiment.
Avec cette sensation de descendre plus profondément en moi.
Mais cela demande de la volonté, du courage, de la force… De la Foi, sûrement !
Je peux alors m’installer dans des moments de silence. Prendre le temps de ce réalignement intérieur. Rencontrer encore ces noyaux durs, enfouis quelque part en moi et qui demandent peut-être simplement à être reconnus.
Je n’ai même plus l’élan d’introspecter une énième fois le comment du pourquoi. Il y aurait certainement encore mille et une raisons à trouver…
Cette fois, j’ai simplement besoin d’être avec moi.
De reprendre cette même Fleur de Bach qui m’accompagne déjà. Avec humilité.
Puis de laisser s’opérer la transmutation à travers le coloriage du mandala qui lui est associé.
Peu à peu, quelque chose change. Le regard se déplace.
Le focus peut revenir vers les qualités, les partages harmonieux, les échanges sincères, tout ce qui était devenu momentanément invisible derrière la vague émotionnelle.
Et je peux choisir, à nouveau, de m’engager sur la voie de la Lumière et de l’Amour.
Me pardonner aussi cet écart si profondément humain.
Et comprendre, une fois encore, que je suis simplement sur le chemin.
Un chemin où il n’est peut-être pas question de ne plus jamais être traversée par ces lames de fond, mais d’apprendre à les reconnaître, à ne plus me confondre avec elles et à retrouver, derrière leur tumulte, cet espace intérieur qui demeure.
Un chemin dont les maîtres mots sont pour moi authenticité, humilité et confiance en la Source.
Et si nos émotions nous ramenaient à notre Présence ?
C’est aussi de cette expérience qu’est né le sens profond de mon atelier :
« Venez ressentir votre Présence Divine à travers vos émotions »
Je vous y invite à prendre ce temps de rendez-vous avec vous-même et à vivre, en toute simplicité, votre propre voyage intérieur.
À retrouver cette âme d’enfant capable de s’émerveiller de ce qu’elle porte de beau en elle.
À laisser l’adulte accueillir cette part sensible, créative et vivante, plutôt que de chercher à la faire taire.
À rencontrer l’émotion, puis à laisser les couleurs, les Fleurs de Bach et le mandala accompagner doucement sa transformation.
Non pas pour devenir quelqu’un qui ne ressent plus…
Mais peut-être pour apprendre, au cœur même de ce qui nous traverse, à retrouver notre Présence, à revenir vers cet espace du cœur et à laisser, de nouveau, rayonner la Lumière de soi vers soi… avant qu’elle ne puisse naturellement se partager de cœur à cœur.
Isabelle Zettwoog


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